Association loi 190
   
  Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie
  revue n°50
 
revue n°50

  


RÉSUMÉS DES ARTICLES
 
 
L’ALIMENTATION À DUNKERQUE AU XVIIIe siècle,
par Agathe LEYSSENS
                Dans le panorama de l’alimentation des Dunkerquois au XVIIIe siècle, l’auteur distingue deux catégories, la plus nombreuse, celle des petites gens pour qui le souci du lendemain et la précarité sont constants et celle des élites dominantes qui profite de l’arrivée sur les tables de produits exotiques (café, cacao, sucre de canne) et de la sophistication de la vaisselle (objets d’orfèvrerie, verseuse, chocolatière… et argenterie). La propension de la classe dirigeante à conserver le pouvoir ne fait qu’aggraver le fossé qui sépare les deux communautés dunkerquoises.
 
LES ÉPIDÉMIES À DUNKERQUE. DE LA PESTE DE 1666 À LA GRIPPE ESPAGNOLE DE 1918,
par Jean-Marie GORIS
                Depuis le XVIIe siècle, les épidémies n’ont guère épargné les communautés flamandes. On trouvera ici une liste des pandémies qui sévirent à Dunkerque du XVIIe au début du XX e siècle, et les mesures mises en œuvre par les systèmes de santé publique des différentes époques, pour enrayer toute propagation, soigner et guérir les malades.
 
JEAN-JOSEPH PETIT GENET, UN HOMME DE SCIENCE INJUSTEMENT OUBLIÉ À DUNKERQUE (1756-1847),
par René GALAMÉ
Né à Cornimont, en Lorraine, Jean-Joseph Petit Genet quitte son village natal pour Paris, à l’âge de 18 ans. Surveillant au collège Louis-le-Grand, il est dirigé dans ses études par le savant mathématicien Laplace qui l’envoie en 1789 comme professeur de mathématiques à l’école d’artillerie de Metz, puis à celle de Châlons-en-Champagne. En 1795, sur recommandation du mathématicien Monge, il est nommé professeur à l’école d’hydrographie de Dunkerque où il enseignera durant un demi-siècle. Bon nombre de ses élèves s’illustreront dans la marine (les futurs amiraux Roussin, de Bougainville, de Rigny, Massieu de Clairval), ou dans l’armée (le général Aupick). À Cornimont, un monument érigé en 1861 et une place inaugurée en 2008 lui sont dédiés, mais à Dunkerque, où il était pourtant vénéré par toute la population, rien ne rappelle son souvenir.
 
LE REMORQUAGE À DUNKERQUE : UNE CRÉATION TUMULTUEUSE,
par Jean-Pierre MÉLIS
                L’accès au port de Dunkerque n’a jamais été un long fleuve tranquille pour les voiliers du XIXe siècle. Dans les années 1840, le port du Havre dispose d’une flottille de treize remorqueurs, en 1841, Bayonne propose les services d’un bateau-remorqueur. En 1852, à l’inauguration de ce qui deviendra le bassin du commerce, Dunkerque est toujours en panne de remorquage. L’auteur se propose de démêler l’écheveau des atermoiements, tergiversations, pressions et interventions d’une classe dirigeante locale qui, de peur de perdre ses privilèges, entravent, du coup, la mise en place de ce service essentiel à l’essor de l’activité commerciale du port.
 
THÉODORE BRAY, PLANTEUR EN GUYANE HOLLANDAISE,
par Michel TOMASEK
                Cousin du fondateur de Bray-Dunes, Théodore Bray, après ses humanités, fait ses classes dans le négoce du tabac à Dunkerque, avant d’émigrer en Guyane hollandaise (l’actuel Surinam) en 1841, à l’âge de 23 ans, où il trouve à s’employer dans une plantation. L’auteur nous entraîne sur les traces de cet étrange aventurier, révélant au passage un artiste dépeignant avec talent la vie partagée des colons et des esclaves de la colonie hollandaise de l’époque.
 
LA GRANDE GUERRE EN FLANDRE À TRAVERS LES PHOTOGRAPHIES DU MIROIR,
par Jean-Louis PERREAU
                Tirées de l’oubli, ces images du Miroir du Premier Conflit mondial, prises par les précurseurs de nos correspondants de guerre, dans les Flandres : un choix judicieux accompagné de précisions pertinentes. Images prémonitoires ? On ne pourra s’empêcher de penser que 35 ans plus tard, l’Histoire repassera le plat !
                               
VERDUN-1916. LE SACRIFICE DES DUNKERQUOIS
 par Jean-Louis PERREAU
                Verdun, une attaque allemande attendue chez les Français. Une impréparation flagrante, un lieu où s’est joué le sort de la nation sauvée par l’abnégation de dizaines de milliers de poilus. L’auteur relate par le détail à la lumière des carnets d’Adolphe Lussiez (commandant d’un bataillon du 310e RI, ex-110e cher aux Dunkerquois, présent sur les lieux du 15 décembre 1915 au 17 mars 1916), l’enchaînement des événements qui menèrent à l’une des batailles les plus sanglantes de la Première Guerre.
 
LE JOURNAL DE MARCHE DU 1er ESCADRON DU 8e RÉGIMENT DE CUIRASSIERS 1939-1940 (Document présenté par Patrick ODDONE),
par Léon MICHOT (†)  
                Ce document inédit et exceptionnel nous invite à embarquer dans les engins motorisés d’un escadron du 8e RC et de revivre au jour le jour, avec l’auteur, la retraite émaillée d’accrochages, de bombardements, d’escarmouches et de bivouacs, jusqu’à la signature d’un armistice qui consacre la faillite du pays.
 
UNE DÉCOUVERTE INESPÉRÉE : LE FONDS D’ARTHUR BALSEN,
par Jean-Pierre MÉLIS et William MAUFROY
                Le hasard a voulu qu’on ait retrouvé aux archives de la CC de Marseille une série de documents d’importance, concernant la marine à voile essentiellement dunkerquoise, écrits et collectés par Arthur Balsen, un capitaine au long cours, créateur du premier Musée maritime de Dunkerque en 1922. La Société et les Archives de Dunkerque travaillent de concert à la mise en ligne de ces documents et à l’édition d’un ouvrage à paraître courant 2017.
               
LA BORNE GÉODÉSIQUE DE ROSENDAËL (1886) RESTAURÉE ET REMISE EN VALEUR,
par Michel TOMASEK
                L’occasion de raviver bien des souvenirs scolaires où il était question de mesures du quart du méridien terrestre et d’établissement du mètre étalon, son dix millionième …

 
 
 
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