Association loi 190
   
  Société Dunkerquoise d'Histoire et d'Archéologie
  revue n°48
 
Revue n°48 janvier 2015  spécial 1914-1918






RÉSUMÉS DES ARTICLES


 
 
 
UNE FAMILLE BRITANNIQUE EN VILLÉGIATURE À PETIT-FORT-PHILIPPE
(30 JUILLET-
4 SEPTEMBRE 1914)
par
Ada Maria ANSELL (†)
(Journal traduit par Jean POIRRIEZ et commenté par
Patrick ODDONE)
    La famille Ansell, de la banlieue de Londres, a loué une villa, à
Petit-Fort-Philippe, pour le mois d’août. Malgré le déclenchement des
hostilités, les Ansell décident de rester en France. La mère, écrivaine,
décrit, au jour le jour, comment les
événements perturbent la vie quotidienne : départ
des hommes aux
armées, raréfaction progressive des denrées alimentaires, augmentation des
prix, couvre-feu et restriction des déplacements, le tout pimenté des pires
rumeurs et fausses nouvelles du front entretenues par l’arrêt de la
distribution du courrier et des journaux.

ARCHIVES PRIVÉES DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE, 24 JUILLET 1914 - 1er
JANVIER 1915 : LA MÉTAMORPHOSE DE LA VILLE VUE PAR UNE DUNKERQUOISE
par Agnès DUBUISSON (†)
(Journal présenté et annoté par William
MAUFROY
)

 Pour l’auteure qui consigne scrupuleusement au jour le jour la vie des Dunkerquois
en ce début de conflit, août clôt les temps anciens, septembre inaugure les
souffrances, octobre donne corps à la guerre, novembre et décembre introduisent
le temps de l’horreur : départs successifs des troupes pour le front,
rapatriements des blessés et des estropiés et monstrueuse boucherie de Dixmude.
Au-delà de la réalité des faits, au fil des jours, passé le grand élan de
patriotisme, l’auteure sent poindre au sein de la société, les ravages du chacun
pour soi  et le règne des folles rumeurs dû à l’entrave à la
correspondance et à l’absence de journaux.
 
LE 310e RÉGIMENT D’INFANTERIE DE DUNKERQUE PENDANT
LES CINQ PREMIERS MOIS DE GUERRE (AOÛT-DÉCEMBRE 1914)
par Jean-Louis PERREAU
 
           Le 310e RI était un régiment formé de réservistes dunkerquois âgés de
24 à 30 ans et qui faisait partie de la 51e division de réserve
commandée par le général Boutegourd. Partis de Dunkerque le 9 août 1914, les
soldats participent à la bataille de Charleroi, puis à celle de Guise, avant de
retraiter jusqu'à Saudoy et de prendre part à l'offensive de la Marne, puis à
la défense de Reims. C'est dans ce secteur, qu'à partir d'octobre, ils
s'enterrent dans des tranchées pour un temps que l'on croyait bref mais qui
allait durer. Les témoignages du capitaine Lussiez et du soldat Muyls, de la 17e
compagnie, nous permettent de les suivre pendant ces cinq premiers mois de
guerre.
 
MA GRANDE GUERRE 1914-1918
par
Léon GOSSEAU (†)
(Document présenté et annoté par Patrick
ODDONE
)

 Après deux décennies d’entre-deux-guerres et les affres du second conflit mondial, l’auteur témoigne
de sa Grande Guerre. Fourrier à Cambrai, il se replie avec sa compagnie à
Aubusson devant l’avance allemande. Début 1915, il est envoyé en Argonne et
pendant six mois, il connaît la vie des tranchées. À l’issue de la reprise
d’une tranchée aux Allemands à la tête de son unité, une blessure au bras
droit, une contusion de l’œil gauche et un décollement de rétine le rendent
inapte au combat. Hospitalisation, convalescence et stages de reconversion vont
l’amener à seconder le commandant d’un centre de ré-entraînement loin du
théâtre des opérations. Il va pouvoir alors retrouver sa famille et nous faire
partager, à travers force anecdotes, la vie des convalescents voués à retourner
au front et l’état d’esprit des populations de l’arrière.
 
 L’INTÉGRATION DE
L’ARMÉE D’AFRIQUE AU DISPOSITIF FRANÇAIS
DE 1914 À TRAVERS UN CAS PARTICULIER :
LE CORPS DES SPAHIS
ALGÉRIEN
AUXILIAIRES
par Jean-René GENTY
 
            Sarhouels blancs, vestes de toile bleue et burnous, armés d’un sabre et d’une carabine,
défilant aux pas nerveux de leurs chevaux, les spahis ont laissé leur image
légendaire dans la mémoire collective. Mais qu’en fut-il de leur valeur
militaire ? L’auteur, en parcourant l’histoire relativement courte de leur
unité, le 1er régiment de cavalerie auxiliaire algérien (25 août
1914-janvier 1916), nous révèle leurs faits d’armes sur les fronts du Nord-Est
et de l’Yser, mais aussi la limite de leur action. Il nous entraîne en Algérie
autour des villes d’Oran, d’Alger et de Constantine, sur les pas de leurs chefs
lors du recrutement des volontaires. Efficaces dans la bataille d’escarmouches,
les spahis font preuve aussi de leur inadaptation à la guerre de tranchées.
Enfin l’auteur montre comment les problématiques liées à la situation coloniale
amènent finalement le retour du régiment en Algérie en septembre 1915.

 
LES NAVIRES-HÔPITAUX FRANÇAIS À
DUNKERQUE EN 1914-1915
par Frédéric CORNETTE

            En octobre 1914, la bataille fait rage sur le front de l’Yser. Les blessés sont
évacués vers l’hôpital de Dunkerque qui, débordé par cet afflux, est vite
saturé. Le temps presse et les évacuations sanitaires par train, pas assez
nombreux, ne suffisent pas. rapidement, c’est vers la mer que l’armée se tourne
et la décision est prise de réquisitionner des navires civils français pour les
aménager en navires hôpitaux. L’auteur revient sur ces navires employés à
Dunkerque pendant cette courte mais intense période et plus particulièrement
sur l’un d’entre eux, l’Amiral Duperré, en s’appuyant sur son journal de
bord.

 
LE CONFLIT
STRATÉGIQUE FRANCO-BRITANNIQUE DU « FLANC NORD » DURANT LA GRANDE
GUERRE
par Olivier RYCKEBUSCH

            De l’automne 1914 jusqu’à la signature de l’armistice, les armées britanniques et
françaises livrent bataille sur le flanc nord dans des conditions stratégiques
sans précédent jusque-là. Les Alliés adoptent des stratégies différentes sur
leur front commun, contre l’ennemi. L’armée britannique privilégie une
stratégie dite de « flanc Nord » pour chasser l’armée allemande de la
Belgique occupée ou, à tout le moins, les ports belges de la mer du Nord,
tandis que les Français ont pour objectif de bouter l’ennemi hors de la France
occupée.

 
LES PRISONNIERS DE GUERRE
DUNKERQUOIS DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : DES OUBLIÉS DE
L’HISTOIRE ?
par Jean-Marie GORIS

            Le nombre de prisonniers de guerre dunkerquois s’élevait en 1918, à 551 répartis
dans plus de 60 camps, soit 1 0/00, du total des prisonniers de
guerre français. Être fait prisonnier est moins glorieux qu’être tué au
« champ d’honneur ». L’exil, les privations des camps ne se comparent
pas à l’horreur de la vie dans les tranchées. L’envoi de lettres, de colis des
familles dunkerquoises, de la municipalité, des associations ainsi que les
articles de la presse, lors de leur rapatriement montrent qu’ils ne furent pas
des oubliés de l’histoire.


 
MOURIR LOIN DE
DUNKERQUE : LA GUERRE D’ORIENT (1915-1919)
par Michel TOMASEK

            La « course à la mer » et les sanglantes batailles des Flandres ont
marqué à jamais la mémoire collective locale. Mais on pouvait être Dunkerquois,
appelé sous les drapeaux et mourir loin de chez soi. En passant par les
Balkans, l’expédition des Dardanelles, Salonique et Zeitenlick, le lecteur est
invité à se lancer sur la piste des Dunkerquois entraînés dans les remous de la
vaste conflagration de 14-19. Le sort des frères Robert jusqu’à Benjamin Leleu
- personnage de La poudrière d’Orient
de Pierre Miquel - n’ont pas échappé à la sagacité de l’auteur.


 


 
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